On est en octobre 2014, j’ai 20 ans. Un peu rebelle, un peu timide. J’ai eu la possibilité de voyager à Tokyo, d’aller au Japon. Vous savez ce genre de rêve où vous vous dites « j’en rêve depuis toute petite ».
Par la force des choses, et à une époque où je laissais encore les éléments de la vie impacter une décision (mes décisions ?), je n’y suis pas allée. Mais les choses se passent comme elles doivent se passer, non ?
Ne pouvant pas y aller, j’ai passé les années suivantes à conserver ce rêve, à la fois en me disant que j’irais coute que coute, et à la fois en n’y pensant même plus. Financièrement, j’ai jamais vraiment eu de stabilité. Et ce voyage, je voulais le préparer, ne pas me soucier de l’aspect « dépenses » une fois sur place. Je disais toujours, avec un ton têtue : « Quand j’irais au Japon, c’est non négociable, j’irais quand j’aurais 2000 euros pour profiter sur place, hors billets d’avion, hors hébergements ».
J’ai laissé passer quelques années comme ça. Mon rêve était quelque part. Il ne m’a jamais quitté. La vie faisant son bout de chemin, j’ai énormément évolué entre mes 24 ans et 28 ans. Et j’ai commencé à me remercier de ne pas y être allée. (Même si j’aurais kiffé bien sûr, et c’était surtout dur d’entendre par ci par là des gens y aller autour de moi) On voit tellement les choses différemment en grandissant, que je me suis dit petit à petit : « tu iras dans l’année de tes 30 ans pour apprécier comme il se doit ce voyage ». Mon rêve. J’avais envie de me souvenir de tout, de l’avoir dans la peau.
Objectif : Japon quand j’aurais 30 ans. Juste avant de les avoir, mon quotidien a pris une tournure inattendue. Une séparation d’un mec toxique, un groupe d’ami qui se volatilise, une gestion financière à assumer seule. Moi qui me rapprochait de mon rêve, il a à nouveau commencé à s’éloigner. That’s life.
Welcome solitude. Mais qu’est ce que je l’aime cette solitude. Elle te rend fort, paisible, énergique, la meilleure version de soi-même. J’ai simplement continué à avancer, tellement bien dans mes baskets, à accomplir ma vie, à faire ma vie. Et la vie est ainsi, les choses arrivent parce qu’elles doivent arriver comme elles doivent arriver, et les meilleures personnes autour de toi sont là au moment où tu es toi-même au meilleur moment. Le chemin devant moi, dans la même direction que les personnes importantes pour moi (vous vous reconnaitrez <3), mon rêve a recommencé à pointer le bout de son nez.
Coincé dans le timing, et ouai le retour de « j’irais au Japon l’année de mes 30 ans », la moitié de l’année était passée. Il me reste moins 6 mois pour planifier tout ça (en réalité il me reste 2 mois et demi). Et vous vous souvenez de mon ton têtu « J’irais en ayant 2000 euros de côté hors billets d’avion hors hébergements ». J’avais commencé à mettre de l’argent de côté, à adapter mon rythme dans mon nouveau quotidien, gérer un appartement seule. Le tic tac était lancé. Stressant, faisable, parfois défaitiste, avec une volonté que rien ne pouvait briser.
Et par un merveilleux jour du mois de juillet, je regarde les billets par curiosité, 570 euros l’allé retour en septembre. Mes congés étaient en septembre. C’est possible, c’est possible… c’est possible !
Mon rêve : voyager au japon. Ma réalité : je vais aller au japon
Attend, attend, ce n’était que le chapitre 1, je t’emmène avec moi dans tous les autres. De la préparation à mon premier pas là bas, jusqu’à mon dernier pas de ce voyage. Tu viens ?


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